Le retour à la source

Il est retourné à l’Origine, revenu à la Source, mais c’est en vain qu’il a marché.
C’est comme si, à présent, il était aveugle et sourd.
Assis dans sa hutte, il n’aspire plus aux choses extérieures.
Les rivières serpentent d’elles-mêmes, les fleurs rouges sont naturellement rouges.



La pratique ne s’arrête pas à la vacuité. Si on s’attache à la vacuité, on risque d’aboutir à la séparation et à l’isolement. Il faut poursuivre, retourner dans le monde où “s’étant oublié soi, on est éveillé par toute chose”. On saisit l’interdépendance dans laquelle toute vie prend sa source.

La vie conserve son caractère ordinaire. Cependant, on porte sur elle un regard différent. On n’est plus simplement à la surface des choses, on perçoit la relation intime qui nous unit à toute chose, sans que l’on s’y attache ni qu’on la rejette. On n’est plus prisonnier de soi; on est totalement ouvert au monde. On n’est plus effrayé, mai au contraire euphorique.



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