Le boeuf et le soi sont dépassés

Forêt, corde, Bœuf et homme appartiennent au Vide.
Si vaste et infini est le ciel d’azur qu’aucun concept, quel qu’il soit, ne peut l’atteindre.
Un flocon de neige ne peut survivre sur un feu ardent.
Lorsque cet état d’esprit est atteint, enfin vient la compréhension de l’esprit des anciens patriarches.



Auparavant, lorsqu’on avait fusionné avec la pratique, il y avait encore l’idée du “moi”, du “je” qui pratiquait. Jusque-là, la notion de soi était très présente. Maintenant, elle aussi a disparu.
On se rend compte que rien ne nous appartient véritablement, qu’on ne peut s’en préoccuper que le temps qu’il dure. On prend également conscience de l’absence d’un noyau identitaire distinct. Ce qui nous compose est un faisceau de conditions.

Toute chose est le fruit de conditions en constant changement. Il n’y a pas de destination à atteindre, rien à quoi s’accrocher. Admettre qu’il est impossible de s’accrocher à quoi que ce soit, apporte une grande libération.



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